La cité de Compeyre a occupé dès le Moyen-Age un site géographique privilégié dans la vallée du Tarn, en amont de Millau, site défensif surveillant et contrôlant les vallées du Tarn et du Lumensonesque. La riche histoire de Compeyre commence en fait plus avant dans le temps et se poursuit, avec des hauts et des bas, jusqu »à notre XXI° siècle.

Les temps « antiques »
(1er - 5° siècle ap. J.C.)

Les sources sont incertaines. On peut toutefois affirmer qu'un oppidum gallo-romain occupait la colline de l'Ermitage, au nord de Compeyre, et portait le nom d' « Avaruéjouls » (le suffixe « ouls » est typique des racines celtiques). D'autre part, la tradition orale soutient que dans la vallée se trouvait une cité gallo-romaine, ornée de belles villas mais aussi de succursales de la cité potière de la Graufesenque, ce qui expliquerait la découverte de poteries lors de certains travaux… Cette cité aurait été détruite par le passage des invasions barbares, notamment celle des Vandales, au VI° siècle de notre ère. Les habitants se seraient alors réfugiés sur les hauteurs. D'où l'occupation du site de Compeyre.

La colline de l'Ermitage
La colline de l'Ermitage

Le Moyen-Age (VI° - X° siècle)

De ce très haut Moyen-Age (VI° - X° s) nous n'avons aucune trace. Sans doute, comme dans beaucoup d'autres lieux, des constructions en bois. Et puis au IX° siècle, un témoignage de constructions en pierre avec les pierres en « arête de poisson » que l'on retrouve dans le rempart nord-est, typique de l'époque carolingienne.

C'est sans doute à cette lointaine époque qu'est né le nom de « Compeyre ». Les hypothèses à propos de ce nom sont variées. La plus simple : « montagne de pierres » qui s'expliquerait par le très grand nombre de rochers sur lesquels est bâti le village.

Pierres en "arête de poisson"
Pierres en "arête de poisson"

Autre hypothèse, issue du blason de Compeyre : « d'azur aux trois lettres P, majuscules d'or posées 2 et 1, au chef à trois fleurs de lys d'or », et qui repose sur un jeu de mots : Cum petres = Cum tres P : avec trois P. Dernière hypothèse, la plus curieuse, mais non la moins intéressante : les trois P auraient en fait été, au Moyen-Age, les trois « clés de Saint Pierre », marque de la protection du plus puissant de tous les saints. (D'après André SAUTOU, causerie de Mr FRAYSSENGE aux « Amis de Compeyre »).

Blason de la commune de Compeyre

L'apogée du Moyen-Age (XI° - XV° siècle)

Dans cette période, les sources sont plus nombreuses.

Des seigneurs au roi de France :

Le premier texte connu date de 937 : Compeyre est le siège d’une viguerie dépendante du vicomte de Millau et déjà une place forte importante. Elle s’émancipe de la tutelle de Millau en 1187, pour des raisons mal connues, mais qui contribueront à exacerber la rivalité entre les deux « villes ». Compeyre est alors dirigée par des Seigneurs, parfois des « co-seigneurs », situation assez commune dans le midi de la France. En 1310, les deux co-seigneurs de Compeyre, concluent un accord avec le Sénéchal du Rouergue, représentant du Roi de France, qui achète la juridiction du château de Compeyre. Le Roi a alors toute autorité sur la ville et ses dépendances, de Carbassas à Lugagnac.

L’époque royale :

En 1339, le roi Philippe VI octroie une charte à Compeyre, qui devient « ville royale » : la ville est administrée par quatre consuls élus, assistés de 40 conseillers. Les consuls se réunissent à la maison commune, veillent aux intérêts de la ville, collectent les impôts, administrent l’hôpital et rendent la justice au nom du roi. (l’un des consuls est « juge royal »). C’est à cette période que Compeyre est à son apogée. La ville et ses faubourgs (Aguessac, Paulhe, Carbassas et divers nombreux écarts) comptait 500 « feux » (environ 2500 habitants).

Elle comportait un fort bâti en haut de la cité, poste de garde militaire, entouré d'imposantes fortifications dont on peut voir encore quelques vestiges ; notamment, du côté du levant, une tour de l'enceinte.

En raison des attaques successives que la ville eut à subir, on construisit une triple enceinte dont il reste certaines tours ou murs inclus dans les habitations.

L'ancienne église dédiée à Saint Vincent, martyr, diacre de Saragosse au III° siècle, patron des vignerons, était accolée au fort à demi enfoncée dans la terre. Elle était composée d'une grande voûte soutenue par de gros piliers. Au-dessus, il y avait une vaste pièce qui servait à la fois de forteresse et de prison.

Vestige de l'ancienne église
Vestige de l'ancienne église

Le château était la résidence des seigneurs de Compeyre, particulièrement de la famille d'Armagnac. La cheminée monumentale de cet édifice comportait encore, au début du XX° siècle, les armes de cette famille.

D'ailleurs, au Moyen-Age, la ville était un « nid de nobles » qui appréciaient aussi bien son climat que son vin. Construite sur un éboulis de rochers, ses caves à fleurines étaient très réputées pour la conservation (« l'élevage ») d'un vin dont la réputation dépassait largement les limites de la contrée.

Château de Compeyre restauré
Château de Compeyre restauré

L’impôt du « souquet », établi en 1367 et jusqu’en 1439, sur toutes les transactions en vin, rapportera certaines années plus que les impôts locaux et contribuera à la prospérité de la ville.
La ville possédait un four et un puits communal (dit des Anglais) magnifiquement bâti et qui existe toujours.

Les habitants payaient une rente en nature mesurée au sesteyral (série de mesures de pierre remarquables par leur état de conservation et leur nombre). Elles datent d’environ 1200 et se trouvaient alors sous la halle. Elles servaient aussi aux transactions de grains entre particuliers et témoignent de l’importance des foires et des marchés de cette époque. Leur usage n’était pas gratuit. Le préposé à ces mesures prélevait un « cert », somme variable suivant la quantité mesurée.

Au bord du Tarn, à l’emplacement actuel du cimetière d’Aguessac, il existait primitivement une abbaye bénédictine. L’église matrice de Sainte-Marie de Lumenson était romane à 3 nefs. Pons d’Etienne, évêque de Rodez, la donna en 1082 à l’abbaye Saint-Victor de Marseille. En 1313, les religieux de Lumenson furent remplacés par des prêtres séculiers appelés « Panetiers », sans doute parce qu’ils étaient entretenus par le produit du bénéfice du monastère qui leur fournissait le blé et le pain.

Ces panetiers, au nombre de quatre, avaient pour supérieur le curé du lieu, menaient une vie monacale et assuraient le service de Pailhas, Compeyre et Carbassas. Le 4 juillet 1532, l’évêque Georges d’Armagnac transféra le curé et les panetiers à l’église Saint-Vincent de Compeyre. Bien sûr, comme toute la contrée, la ville eut à souffrir l’épidémie de peste de 1361-62, des incursions des routiers et des brigands mais, à la veille de l’occupation anglaise, elle jouissait d’une bonne prospérité.

La Guerre de Cent ans

Battu à la bataille de Poitiers en 1316, le roi de France Jean le Bon dut signer le traité de Bretigny avec le roi d’Angleterre Edouard III le 8 mai 1360. Le roi d’Angleterre recevait tout le Sud-ouest de la France, dont le Rouergue. Il transmit l’administration de ce territoire à son fils, le Prince Noir.

Ce dernier fut amené à augmenter les impôts dans ses domaines avec la création du « fouage », qui souleva l’hostilité de certains seigneurs. Parmi eux, le Comte d’Armagnac, également Comte de Rodez qui ne tarda pas à contester ce nouveau prélèvement, notamment auprès des consuls de compeyre.

En mars 1369, Jean d'Armagnac fit venir à Rodez les consuls de Compeyre et les décida à entrer dans le parti du roi de France. Mais Millau demeurait fidèle au roi d'Angleterre, et lorsque Diego Massi, châtelain de Millau, eut appris cette nouvelle, il alla à Compeyre avec une compagnie d'archers, afin de maintenir la place dans le devoir. Mais il fut très mal reçu par les habitants.

Guerre de cent ans
Guerre de cent ans

Le siège de Compeyre : 22 juin – 17 juillet 1369

Guy de Séverac arriva alors de Verrières sous les murs de Compeyre avec plusieurs compagnies de gens d’armes. Le peuple, nobles et bourgeois, se déclara ouvertement pour le roi et lui ouvrit les portes de la ville. Diego Massi dut alors se réfugier dans le fort avec ses troupes.

Le sénéchal du Rouergue, Thomas de Wetenhale, informé, se mit aussitôt en marche depuis Villefranche pour porter secours aux assiégés avec une armée de 4 000 hommes environ. Il arriva le 27 juin 1369 sous les remparts de Compeyre et prépara le siège de la ville aidé par les habitants de Millau qui lui envoyèrent des vivres, des charpentiers, des machines de guerre, espérant avoir Compeyre par la famine.

Mais Guy de Séverac avait demandé l’aide du Comte D’Armagnac. Celui-ci arriva à Compeyre le 13 juillet 1369 et engagea aussitôt le combat sous l’ardent soleil de juillet, contre les anglais pris en tenaille entre les deux corps ennemis. La bataille fut très rude et des deux côtés, les pertes furent nombreuses. A la fin du jour, les anglais furent forcés d’abandonner leurs positions et se retirèrent sur le puech de Compeyre.

En se retirant, Jean d’Armagnac laissa une garnison à Compeyre et, un peu plus tard, il nomma Guy de Séverac gouverneur de la place. Une nouvelle bataille eut lieu à Montlaur, en septembre, où le sénéchal Wetenhale mourut de ses blessures. Il ne resta plus un seul anglais en Rouergue. Mais hélas les routiers continuèrent leurs exactions, pillant, rançonnant, violant et incendiant récoltes et maisons.

LES GUERRES DE RELIGION ET LE DÉCLIN​

Dès 1560, le calvinisme est prêché à Millau où, bientôt, il triomphe. Il est introduit à Compeyre mais suscite l'hostilité de nombreux habitants. S'ensuit une période confuse et très troublée. A plusieurs reprises, de 1562 à 1586, une série de sièges font passer la ville des catholiques aux calvinistes (huguenots) et des calvinistes aux catholiques. En 1586, eut lieu le dernier siège qui vit le succès des catholiques. La paix d'Alès, en 1629, en permettant la liberté de culte, mit un terme à cette succession de sièges, de carnages, et de destructions où « le sang et le vin mêlés coulaient par les calades » (source : Archives Départementales).

Compeyre en automne
Pailhas en automne

Mais cette période où l’insécurité avait régné pendant tant d’années, eut raison de la prospérité de la ville, d’autant plus que les fortifications furent démantelées en 1633 sur ordre de Richelie

En effet, les vignerons de la vallée du Tarn qui apportaient leur vin à Compeyre, préférèrent construire des villages de caves ce qui entraîna la perte d’activités très lucratives, notamment l’impôt du « souquet ».

Les XVII° - XVIII° siècles

Pendant les années qui suivirent, une certaine stabilité s'instaura. On vit alors s'organiser des corporations : tailleurs, cordonniers, maîtres maçons, peigneurs de laine, drapiers, fabricants d'outres, etc., aux règles strictes.

Ces corporations se mettent sous la protection de leurs saints patrons dont elles célèbrent la fête solennellement et dans le cadre d'une confrérie.

Des écoles, dirigées par deux régents nommés par les consuls, sont entretenues par la communauté et répondent à un statut déterminé.

Le bac de Lumenson, sur le Tarn, établi par les habitants de Paulhe fait, lui aussi, l'objet d'une règlementation. En 1376, à la suite d'une transaction, il était devenu commun à tous les habitants du mandement, et, en 1633, après plusieurs différends, Compeyre s'engage à l'entretenir.

La citadelle de Compeyre en 1667
La citadelle de Compeyre en 1667

Le bac de Lumenson, sur le Tarn, établi par les habitants de Paulhe fait, lui aussi, l’objet d’une règlementation. En 1376, à la suite d’une transaction, il était devenu commun à tous les habitants du mandement, et, en 1633, après plusieurs différends, Compeyre s’engage à l’entretenir.

En 1653, à la suite d’une terrible épidémie de peste, un vœu est fait à saint Marcellin. Une croix sur la place des Merlets commémore cet évènement.

En 1660, Guillaume Seguin, dit frère Guillaume, fonde l’ermitage Saint-Joseph d’Avaruéjouls qui devient lieu de pèlerinage. Plusieurs ermites s’y succédèrent jusqu’à la Révolution.

C’est par les enquêtes de Mgr Champion de Cicé sur l’état du diocèse de Rodez en 1771 et celles de M. de Richeprey («Journal des Voyages en Haute-Guyenne ») pour l’examen des impositions et la révision du cadastre, que nous connaissons la situation de la ville à la veille de la Révolution. Ce sont de véritables bilans dans les domaines sociaux, économiques et religieux.

La paroisse comprend 31 villages ou hameaux. Elle s’étend sur 1 036 ha dont 460 ha de terres labourables, 24 ha de prés naturels, 104 ha d’herbages, 2 ha de jardins, 218 ha de bois, 170 ha de terres incultes – 1 250 habitants – 500 habitants à la ville. Il existe un exode des cadets de famille qui vont travailler dans les mégisseries millavoises, ne pouvant s’employer sur les terres.

La misère est grande dans le pays. Les terres fertiles du bord du Tarn sont souvent inondées et les autres peu rentables. On est obligé de pratiquer l’assolement parfois sur 7 ans. On cultive l’orge, le froment, le seigle, des pois, des lentilles et aussi des fruits, des amandes, des noix ; on fait du jardinage. Il existe 60 paires de bœufs pour le labour, mais il arrive que la charrue soit tirée par l’homme et parfois même par la femme. Bien sûr on cultivait la vigne : un vin blanc de qualité pour la consommation familiale, et un vin rouge, vendu dans le commerce. 

C’est à cette époque que l’élevage du ver à soie fut introduit pour la première fois par les Cévenols avec la plantation de nombreux mûriers, mais avec peu de succès.

L'artisanat par contre est développé : 8 cordonniers, 4 maréchaux-ferrants, 4 tailleurs, 2 bâtiers (bâts), 2 tanneurs, 2 cordiers, 2 peigneurs de laine, 2 menuisiers, 4 maçons, 1 boulanger, 1 boucher, 1 filature de cocons au Rascalat. Il existe aussi à Aguessac un atelier de tissage pour occuper les jeunes filles nécessiteuses. On compte encore 1 maître d'école, 2 sages femmes diplômées d'une école parisienne, 2 chirurgiens.

Il y a un marché hebdomadaire, le mardi, peu fréquenté et 3 foires dans l'année, le 22 janvier pour la Saint-Vincent, le 16 août (Saint Roch) et le 5 novembre (Saint-Amans) où bœufs, mulets et ovins sont vendus aux gens du Languedoc et de la Provence.

Certaines caves sont encore louées à des gens de l'extérieur et les voituriers qui apportent leur vin constituent un revenu.

En raison de l'émigration, on trouve des maisons abandonnées et beaucoup de ruines. 140 familles sont secourues par le bureau de charité ou par les aumônes que l'évêque fait distribuer les dimanches et jours de fête.

Porte royale
Porte royale

La mortalité est importante en raison de la sous-alimentation.

Les impôts sont très lourds pour ceux qui restent et doivent partager les charges : taille royale, droits seigneuriaux, les lods sur héritage, les censives sur les terres, les droits ecclésiastiques.

En résumé, à la veille de la Révolution, on constate que la communauté est pauvre et surimposée et une évolution sociale, politique et religieuse paraissait inévitable.

La Révolution

En 1790, lors de la création du département de l’Aveyron, Compeyre est un chef-lieu de canton et comprend 4 communes (3000 habitants), avec un juge de paix, et une municipalité succédant aux consuls.

La même année, 1790, est votée la constitution civile du clergé, obligeant évêques et prêtres à prêter serment de fidélité à la Constitution. Ce serment va créer un séisme dans l’Eglise et la population. A Compeyre la majorité des habitants resta fidèle à ses prêtres et opposa une résistance active aux décrets de la Révolution.

Début 1793, une petite chouannerie s’organise dans les secteurs de Rivière et du Bourg (les « Brigands du Bourg »). Elle soutient une mutinerie à Compeyre qui refuse de fournir des volontaires pour renforcer l’armée révolutionnaire. Pourtant, sous la contrainte, 29 soldats de la commune sont enrôlés.

C’est une époque de persécutions pour les prêtres dits « réfractaires » (au serment constitutionnel). Ainsi Guéraud Arnal, de Pailhas, curé de Saint-Pierre, des Tripiers, réfugié dans une grotte et trahi par un de ses paroissiens est fusillé à Meyrueis le 12 juillet 1794, après une procédure sommaire.

Dans le même temps, le prieur de Pradinas, le poète Claude Peyrot, auteur des « Géorgiques Patoises », refusant le serment constitutionnel, se réfugie à Pailhas où il meurt le 3 avril 1795.

Cependant, une cinquantaine de révolutionnaires restent très actifs. L’église est transformée en Temple de la Raison, mais très peu de personnes assistent aux « fêtes patriotiques ».

A la fin de la Révolution, le calme revient peu à peu dans la population, qui se retrouve dans le même état de pauvreté, mais a pu survivre grâce aux produits de son sol et à la culture de la vigne.

Les XIX° et XX° siècles

En 1802, sous le consulat fut signé par Napoléon Bonaparte le Concordat avec le Pape, clôturant ainsi des années de dissension entre Eglise et Etat. La paroisse de Notre-Dame de Lumenson fut créée à Aguessac, peu de temps avant la destruction de l’église de même nom en 1811, par une crue spectaculaire du Tarn.

C’était la première étape du démembrement de la commune de Compeyre, achevé en 1828 avec la création des 2 nouvelles communes d’Aguessac et de Paulhe.

Le XIX° siècle à Compeyre, devenu un petit village isolé sur la colline est marqué par 3 évènements importants :

  • Vu le mauvais état de l’église Saint-Vincent, la décision est prise de construire une nouvelle église sur l’emplacement de la chapelle des Pénitents dédiée à Saint-Jérôme. La nouvelle église fut édifiée de 1856 à 1860.
  • Le commerce du vin est toujours aussi florissant. Sa réputation atteint même l’Amérique, mais ce commerce fut interrompu par la guerre du Mexique et celle de 1870. Et surtout, à partir de 1885, les attaques du phylloxéra détruisent le vignoble, qui fut replanté ensuite en cépages plus résistants privilégiant la quantité à la qualité, ce qui fit perdre peu à peu sa réputation.
  • L’élevage du ver à soie, débuté au XVIII° siècle, est repris à la fin du XIX° siècle mais sans le résultat escompté.

La guerre de 1914-1918 endeuille beaucoup de familles. Les femmes continuent les durs travaux agricoles et permettent à leurs enfants et à tout le village de survivre. Après cette sombre période la vie reprend, guère différente de celle d'avant. Beaucoup de maisons se vident comme partout en France…

Les Calades
Les Calades

Et puis vient le renouveau des dernières décennies du XX° siècle. Les viticulteurs renoncent aux « cépages de piquette » et obtiennent peu à peu un vin de haute qualité renouant avec la tradition ancestrale. Le village se modernise, à partir des années 60, pas toujours dans le bon goût… Mais des progrès se dessinent à partir des années 80, montrant que Compeyre essaie de renouer avec son riche passé architectural.

Un "petit paradis"
Un "petit paradis"

Il est devenu, en ce début de XXI° siècle, un village très agréable, où de nouveaux habitants ont restauré avec bonheur de très anciennes demeures. De nombreux touristes arpentent chaque année les calades, souvent elles aussi restaurées, et peuvent bénéficier de visites guidées pendant l »été ou sur rendez-vous le reste de l’année.

L’ancien Compeyre, où tant de générations ont vécu, travaillé, aimé, souffert… est devenu un « petit paradis » pour ceux qui ont la chance d’y vivre